Tout savoir (ou presque) à propos des envoûtement, désenvoûtement et contre-envoûtement

Dernière mise à jour : 14 avr.



Qu’est-ce qu’un envoûtement ?

La technique de l’envoûtement appartient aux rituels d’intercessions (que se soit par entéléchie [action à distance usant uniquement de l’énergie du mage, définition propre à la tradition aristotélicienne et à la doctrine vitaliste] ou par égrégorie [action à distance réalisée par une entité dans laquelle le mage puise sa force, dérivé d’un concept du platonisme]), cela consiste en une reprogrammation mentale à distance (télésomatie). L’envoûtement est praticable exclusivement vers une personne ayant la capacité de penser (de l’hypnose à distance en quelque sorte).

Le vocable envoûtement vient du latin « vultus » signifiant : figure (visage, représentation, effigie). Cela a donné « voult » c’est ainsi que l’on nomme un objet « envoûté́ » ou « chargé » (principe majeur de l’envoûtement alimentaire et de la Kitchen Witch).

Que ce soit pour l’amour, la guérison ou la mort et la destruction ; les profanes ont tendance à ne voir que le côté́ négatif de cette pratique. Les œuvres de fiction et les paranoïdes en tout genre y sont sûrement pour quelque chose.

L’envoûtement de retour-affectif est aujourd’hui celui le plus pratiqué et le plus recherché.

Malgré la tendance d’internet et des pseudo-praticiens de classer la magie en code couleur, il faut savoir qu’en réalité puisque la magie utilise l’énergie comme vecteur neutre, seule l’utilisation et l’orientation du praticien détermine l’intention. Or depuis l’apparition des contes de fées, on détermine bêtement la magie selon des couleurs qui ne veulent rien dire. Cela prouve l’incompétence de réflexion et de la recherche des pseudo-praticiens. Car c’est comme si vous disiez que l’électricité est noire ou blanche selon si vous croyez qu’elle est gentille et méchante, vous comprendrez que c’est stupide. 

Un envoûtement c'est un rituel de 28 jours (21 jours obligatoires), car c'est en moyenne le temps que met le subconscient à accepter une reprogrammation mentale. L’excuse du cycle lunaire ne fait que travestir cette réalité.

C’est donc un rituel visant l’esprit du sujet, afin de le conditionner à de nouvelles suggestions. D’où l’image négative véhiculée par la masse populaire.

Cependant, il est à noter aussi de faire ce petit aparté, car je vois beaucoup de bêtises sur le mythe des 21 jours, que les rares praticiens qui en parlent vraiment croient que c’est une vérité absolue. Alors qu’en réalité, les études en psychologie et en neurosciences ont démontrés que pas du tout. L’origine de ce mythe viendrait du docteur Maltz, un chirurgien esthétique qui lors d’un colloque et dans quelques publications annonça que ses clients mettaient environs 21 jours à intégrer leur changement physique. Depuis, cette idée s’est entérinée comme vérité absolue. Or de ce fait c’est une incompréhension des mécanismes psychiques. Ce qu’il sous-entendait c’est que ses clients mettaient environs 21 jours pour prendre une habitude. Une habitude se construit par répétition, soit de la vue pour ses clients en chirurgie esthétique en l’occurence, soit la répétition de geste ou action (en peu comme quand nous apprenons à faire du vélo sans les petites roues). Des chercheurs ont démontrés que certains mettaient plus de temps que d’autres. Certaines personnes il ne leur faut pas 21 jours mais 250 voire plus ou moins, cela dépend de chacun. Il y a quelques temps, une chercheuse en psychologie sociale Philippa Lally et son équipe ont estimé une nouvelle moyenne (issue d’une méthode scientifique bien plus viable que l’empirisme du Dr Maltz), il faut en moyenne 66 jours pour acquérir une nouvelle habitude (vous pouvez vérifier mes dires à ce sujet en cliquant ici : http://www.huffingtonpost.fr/james-clear/combien-de-temps-faut-il-pour-prendre-une-habitude-selon-la-science_b_5131357.html) Il faut bien comprendre, que c’est un peu comme avec l’hypnose, si la personne accepte la reprogrammation c’est qu’au fond, elle le voulait pour diverses raisons (culpabilité, remords, envie, auto-sabotage…) Mais si la personne ne veut absolument pas, son subconscient rejettera la reprogrammation, à moins que celle-ci soit répétée sur du long terme pour faire plier sa volonté. 

Bien entendu, dans le cadre d’un travail magique il est impossible de déterminer à l’avance  le temps qu’il faut pour l’envoûté (pour comprendre pourquoi voici un article qui y répond), ainsi nous sommes parties sur cette base de 21 jours minimum qui correspond à presque un cycle lunaire en ésotérisme de 28 jours (le vrai cycle lunaire fait exactement 29,53 jours ; petite précision, l’astrologie en magie n’est pas la même que celle des magazines, ce n’est pas de l’astrologie tropicale mais de l’astrologie sidérale et à vrai dire l’une comme l’autre restent assez bancales et n’apportent ou n’enlèvent rien à n’importe quel moment, ce ne sont que des considérations doxastiques). C’est une moyenne de travail (il serait toutefois intéressant d’essayer les 66 jours estimés par la science). Nous proposons pour les personnes disposant de la possibilité de répéter le rituel de faire 3 lunaisons. Bien entendu, il se peut qu’une personne ait besoin de plus de 3 lunaisons, mais les tarifs étant trop expansifs et le travail trop fastidieux et aléatoire nous préférons faire comprendre à la personne qu’il serait sûrement mieux de passer à autre chose pour que ni elle ni nous ne perdions notre temps et qu’elle ne perde pas son argent inutilement.

Un envoûtement est une forme de reprogrammation mentale. Ça suit plusieurs étapes universelles : on commence par l’anamnèse qui est la première induction du but déterminé (en commençant par déterminer la situation initiale comme par régression), c’est ce qui va servir à dépotentialiser le Conscient ; puis il y a l’induction isomorphe (celle-ci est capitalisée selon le but défini) ; puis pour finir on passe à la transduction du métaprogramme qui nécessitera une action externe pour opérer un « shift » (forme de stimulus activant la reprogrammation) lors de l’état de congruence (état d’ajustement) de l’envoûté en phase d’intégration. C’est à partir de là que l’envoûté vit souvent un insight (sorte de révélation soudaine). 

Peut-on être possédé par envoûtement ?

Oui. Ce type d’envoûtement est spécialement un rituel d’intercession égrégorique. Voici le modèle théorique d’une entité énergétique

Peut-on être entièrement possédé par une entité ?

En théorie, pour qu’une entité puisse avoir le contrôle total et absolu d’une personne, il faut qu’elle anéantisse la personnalité (âme, esprit, égo, etc.) du corps à posséder. D’une certaine manière c’est un meurtre psychique. Or c’est extrêmement rare, suffisamment pour ne jamais en avoir vu personnellement. Tant que l’ « âme » de la personne est toujours présente, l’entité ne peut que se loger en périphérie du corps, en s’accrochant à son aura. Plus elle sera dense et puissante, plus l’esprit et l’énergie du possédé seront faibles, plus l’entité sera engluée dans les dégagements énergétiques les plus proches du corps (selon les qualias et en particulier ce qu’on appelle le néomasome). Généralement, une entité s’accroche dans le dos, et surtout vers la nuque pour faciliter son accès au centre de contrôle neurologique du corps. C’est ce qu’on appelle une chréode, une zone de développement (il en existe plusieurs) canalisée dans le champs énergétique. 

Comment détecter un envoûtement ?

Techniquement, il n’y a aucun moyen ! 

Vous pourrez lire dans la très florissante mauvaise littérature magique et ésotérique qu’ils existent différents tests. De nombreux pseudo-praticiens s’en font les gorges chaudes. Un nombre incalculable de vidéos YouTube pullulant également à ce sujet. Chacun y va de sa petite recette. Or toutes, sans exception, sont de banales expériences de physique-chimie digne d’un collégien (voir mon article sur le verre de sel).

Les conditions comme les résultats n’étant soumis à aucun protocole intégrant les bases mathématiques de la métrologie, des statistiques et des probabilités, rien de probant en dehors de quelques phénomènes d’apophénie (distorsion des perceptions conduisant à attribuer un sens particulier à des évènements banals sans rapport entre eux). Cela renforce deux autres effets psychologiques : l’effet Barnum et l’effet Forer. Notre cerveau aime se convaincre que tel ou tel évènement correspond à son vécu (un biais cognitif de validation ; erreur classique de débutant).

Je vous invite à lire mon Manifeste sur la Magie Expérimentale afin de bien comprendre l’importance de la recherche et ainsi savoir comment appréhender nos disciplines. 

Et qu’en est-il des symptômes ?

Malheureusement, les envoûtements ont des symptômes polymorphes et polysémiques. Les listes de symptômes ne reflètent aucune preuve. Si vous prenez un peu de recul, tous les symptômes sont ceux d'états dépressifs, schizophréniques ou de maladie psychosomatique, etc.

La majorité commet de grossières erreurs en utilisant des sophismes (arguments fallacieux) comme le plus célèbre « l’affirmation du conséquent ». Cela donne : « si le sol est mouillé c’est qu’il a plu ! ». Mais qui dit que ce n’est pas un arrosage qui a mouillé le sol ? C’est bien là tout le problème avec les symptômes analysés avec des sophismes. 

Évidemment, tout est relatif. Si le sol de toute la ville est mouillé ainsi que les voitures, les immeubles et les poteaux, etc. il est quasi sûr qu’il a plu. Il faut apprendre à regarder les choses dans leur globalité.

L’affirmation du conséquent n’est pas le seul sophisme ou argument fallacieux utilisés. Je vous invite et vous encourage à approfondir vos recherches en regardant ce que sont : négation de l’antécédent, modus ponens, modus tollens, tâche de sélection de Wason, non sequitur

Ainsi, les symptômes ne peuvent aider à statuer sur leur origine, que ce soit médical ou énergétique. Les erreurs de diagnostic sont nombreuses, et ne doivent pas être prise à la légère.


Alors comment savoir que l’on est envoûté ?

Eh bien, seulement en trouvant un praticien entraîné, aguerri et compétent. Effectivement, ça ne court pas les rues…

Un vrai praticien effectuera une analyse en face-à-face uniquement (sauf cas spéciaux pour les médiums et voyants dont on parlera plus tard) en établissant un Bilan Énergétique. Le praticien regardera dans l’aura du consultant s’il y a des marqueurs et des liens énergétiques, une larve, des fissures, sa charge structurelle, etc. Un envoûtement classique se manifeste à la manière d’un marqueur, c’est-à-dire une charge (information) dans l’énergie, contenant de l’ichnogène (une trace de la signature énergétique de la personne ayant opéré l’envoûtement selon le principe de rémanence énergétique ; cependant cela ne veut pas forcément dire que le praticien arrivera à déterminer à qui ou à quoi appartient cette signature) mais pas seulement. Car la charge inscrite est une information programmée dans un but précis : la reprogrammation mentale. C’est le principe de l’envoûtement classique.

Un praticien pourra y voir un lien qui fera aussi office de traceur. À la différence du lien vampirique où le débit est élevé et la victime émettrice d’énergie, cela s’apparente plus à un lien à sens unique (en quelque sorte) vers la victime réceptrice. C’est une sorte de mutation homéotique énergétique dans l’aura. 

Dans le cadre d’un envoûtement égrégorique, le praticien pourra y déceler aussi une entité (enfin plutôt un ersatz d’entité ou encore un avatar d’après son phénotype, car il est extrêmement rare qu’une entité connue se déplace dans son entier selon le principe de régulation), à la manière d’une larve ou d’une possession. Cependant, étant plus intelligent qu’une larve, l’égrégore aura tôt fait de filer avant que le praticien puisse faire quelque chose (notons que si l’on n’y prend pas garde, une larve moyenne s’enfuira de la même manière dans le but de revenir à l’assaut, une fois le praticien parti), sauf si celui-ci est aux aguets car très aguerris avec ce genre de cas à la manière d’un Traqueur.

Un voyant ou un médium, peut-il détecter à distance un envoûtement ?

Oui mais son analyse ne sera pas aussi précise qu’un Bilan Énergétique en face-à-face. Néanmoins, trouver un voyant ou un médium compétent dans ce genre de situation relève presque de l’exploit, la plupart raconte à tous leurs clients qu’ils sont victimes d’envoûtements, de sortilège ou suivit par des entités, encore que le/la conjoint(e) à subit un sort de séparation, et souvent c’est la faute de la mère/belle-mère ou d’un(e) ex (si on réfléchi bien, il en va de même pour quasiment tous praticiens ésotériques, l’appât du gain pousse à utiliser une méthode d’arnaque connue, assombrir le tableau afin de provoquer la peur afin de passer pour le sauveur, soit directement en proposant des services, soit en renvoyant à d’autres praticiens qui affirmeront afin de se faire passer pour le sauveur plein d’humilité et de sérieux). Pour aider le voyant ou le médium à se connecter à vous, il serait préférable de lui fournir votre ichnogène (une trace de votre signature énergétique) au travers de cheveux, d’ongles, de poils, ou ce qui pourraient contenir de l’ADN. Évitez les bijoux, vous risqueriez de ne plus les récupérer si vous tombez sur un pseudo-praticien véreux. Or une bague mise une fois ou peu ne sera pas suffisant, donc pour cela, misez plus sur un composant organique avec votre ADN (si le praticien peut effectivement s’en servir contre vous, il ne devrait pas y avoir de raison qu’il le fasse, alors relativisez).

Exit les vêtements et autre matériau difficilement chargeable à cause de leur matière souvent isolante ou semi-isolante.

Une photo n’est pas source d’ichnogène, il faut bien faire attention, ce genre de superstitions n’a pas lieu d’être. La photo servira uniquement à vous visualiser. Ainsi fournir qu’une photo, ne sera pas inopérant en voyance mais rendra la tâche plus difficile au voyant/médium, et donc pourrait fausser son diagnostic.

Aujourd’hui, seul Steve Carlin est un voyant et médium compétent (à ma connaissance, et j’en ai connu par paquet) pour effectuer ce genre de demande sans vous faire miroiter des envoutements à tout va.  

Je vous laisse regarder une vidéo comprenant l’importance de bien choisir son voyant.

Si l’on pense être envoûté, l’est-on forcément ?

Il ne se passe pas une semaine sans que j’aie un appel d’une personne en détresse étant persuadée d’être envoûtée ou possédée. La très grande majorité de ses personnes ont déjà écumés tout l’internet et une quantité de praticiens et pratiquants en tout genre (dont la quasi-totalité des pseudo-praticiens).

Toutefois, dans le lot, nombre d’entre eux  furent confronté à de vrais praticiens qui leur refusèrent assistance, considérants ses personnes comme déficientes psychiatriques. Néanmoins, au lieu de se remettre en question, ces pseudo-envoûtés/possédés considèrent que ceux qui les ont refusés et contrariés sont tout aussi mauvais que les autres dont ils ont tout essayé sans jamais avoir de résultats (ou de très légers bien souvent discutables).

Évidemment, les pseudo-envoûtés préfèrent croire que si rien ne fonctionne c’est parce qu’ils ont quelque chose de plus coriace que les autres et que personne n’a été en mesure d’avoir la force nécessaire pour le virer (il ne manque plus qu’un praticien sorte une ânerie pareille pour se dépêtrer de l’impétrant, qu’il se convainc que c’est une vérité absolue). Au lieu de tout bêtement se dirent que si rien ne fonctionne c’est peut-être parce qu’il n’y a rien à faire fonctionner vu que le problème est dans leur tête…

Et c’est bien là tout le problème.


Lors de ma carrière en tant que praticien, j’ai pu rencontrer de très nombreux clients et beaucoup de personnes prétendant être, elles aussi, des professionnelles compétentes. S’il y eut de merveilleuses rencontres, il est navrant de constater qu’au final, celles-ci représentent un infime pourcentage. Malheureusement, on peut dire que 90% des personnes rencontrées, ont des défaillances plus ou moins importantes dans leur psychisme. Leurs points communs ? L’hypersensibilité́.

Il est facile de constater des caractéristiques se retrouvant chez tous les cas auxquels je fus confronté : enfance difficile, souffrances physiques et/ou mental et moral, problèmes relationnels, frustrations, inadaptation sociale...

On considère que 15% à 20% de la population mondiale est « atteinte » de ce défaut de sensibilité́. Les dernières recherches spécialisées affirment que ce n’est pas une pathologie. Or l’hypersensibilité́ reste un terrain favorable aux pathologies psychiatriques et aux troubles psychologiques. Étant une sensibilité́ hors-norme, elle concerne l’ensemble de l’appareil sensoriel.

Ainsi, pléthore affirment voir, ressentir, percevoir, sentir, avoir la sensation de..., dans la plupart des cas, après vérification, il s’avère que ce ne sont que des illusions du psychisme ou d’un trouble du traitement de l’information sensorielle.

Un problème sérieux et handicapant pour les personnes souffrant de surcharge sensorielle, d’allodynie anciennement appelé́ l’hyperesthésie (exagération physiologique ou pathologique de la sensibilité́ des divers sens). Ce qui est quasiment toujours le cas.

Je ne compte plus toutes les fois où l’on m’affirme voir le diable, un démon, ou des entités tourner autour de la personne, rentrer dans leur corps, leur parler, les violer sexuellement lors du sommeil hypnagogique ou hypnopompique... Ou encore qu´une personne de leur entourage à pactiser avec le diable contre la victime ou qu’un ennemi vient dans le sommeil ou par voyage astrale, ou encore nuit par télépathie (preuves de la méconnaissance de ces sujets par les pseudo-victimes).

Ou dans l’idée inverse, que des anges leur donnent des informations, les nourrissent de lumière, leur font l’amour...

Que ce soit dans un cas comme dans l’autre, nous avons souvent à faire à un trouble psychologique de quérulence.

Il est constaté que ces personnes sensitives souffrent aussi de délire de relation des sensitifs, une sorte de paranoïa prenant des proportions délicates engendrant un état délirant envers chaque interprétation erronée des moindres faits et gestes de leur entourage, confondant corrélation et cause à effet. Combien de fois ai-je pu entendre ce genre d’exemple quérulent : « on m’a fait de la sorcellerie, c’est la voisine, je ne l’ai pas vue faire mais je le sens, je le sais, depuis ma dispute avec elle tout va mal... »

Elles sont persuadées que nous ne croyons pas ce qu’elles racontent, alors que nous y croyons d’une certaine manière. Elles ne mentent pas sur leurs ressentis. En revanche, elles ne veulent pas ou ne peuvent pas entendre que ce n’est pas parce qu’elles ressentent des choses, que ces ressentis sont vraies. Pour preuve, prenez un schizophrène ou une personne avec un trouble dissociatif de l’identité́, il sera persuadé que ce qu’il vit est le réel. Et pourtant...

En tant que praticiens, nous avons remarqué que ces dérives psychiques engendrent des problèmes énergétiques : aura fissurée, décalée, polymorphe ou pire, une larve accrochée vampirisant le « malade ».

Le manque de connaissance, de raisonnement ainsi qu’une sévère croyance à tout et n’importe quoi, peuvent conduire les personnes s’intéressant de près ou de loin à l’ésotérisme, à la folie.

Le point de départ est une forte propension à la dépression avec déni. Ces personnes veulent attirer l’attention, se sentir écoutées, épaulées, aidées, prises en considération. C’est un véritable appel à l’aide.

Dans 90% des cas, ce qu’ils pensent être une vision, un effet énergétique ou magique est en réalité́ une illusion mentale construite par le conscient pour satisfaire l'inconscient. Ce dernier renvoie cette image au conscient avec un temps d'absence d'une milliseconde (effet de déjà̀-vu par exemple).

Le mental ayant une sensation d'incompréhension de ce qui s'est passé cherche une conviction dans l'inconscient. Ainsi la personne désirant s'inscrire dans l'occulte l'interprète comme un effet surnaturel alors que ce n'est qu'une illusion construite sur-mesure par le mental, c’est le phénomène de l’apophénie.

Qu’en est-il des ressentis physiques alors ? Certains sont sûr de se faire violer par des entités, ont des ressentis physiques, comment cela s’explique ?

Une entité́ n’a pas de raison de violer homme ou femme car elle n’a pas de sexe (ni physique, ni énergétique).

Néanmoins, succubes et incubes peuvent provoquer désirs et sensations tactilo-kinesthésiques. Mais l’entité́ ne viole pas, elle ne joue qu’avec le mental pour donner l’illusion la plus parfaite de l’abus. Car notre cerveau recrée des sensations à travers les sens.

Commençons par définir le mot « sens », proposé par Bruce Benamram dans son excellent « Prenez le temps d’e-penser : tome 1 », aux éditions Marabout 2016 : « Un sens est un trio comprenant en tout premier lieu des cellules sensitives, ou récepteurs [...] capables de réagir à un stimulus externe – [...] le fait de capter ce stimulus doit générer un influx nerveux envoyé́ au cerveau. On appelle cet influx la sensation. Enfin, le cerveau interprète cet influx nerveux pour nous fournir la perception. »

Les neuroscientifiques ont découvert lors de techniques d’imagerie cérébrale que les circuits neuronaux de la carte somatosensorielle s’activent chez le sujet A quand il voit le sujet B subir une douleur. Le cerveau conditionné endosse le rôle de la victime d’une nociception. Les chercheurs ont pu aller plus loin en remarquant que c’était un phénomène ontogénétique, autrement dit qui se développe depuis l’enfance. Ici, la psychologie du développement entre en ligne de compte avec le principe de contagion émotionnel ou affectif. C’est un principe de transfert affectio-émotionnel d’une personne émettrice vers une personne réceptrice, en fonction des facteurs d’intensité́ de l’émotion et d’attention envers l’émetteur. Une capacité cognitive importante dans le développement de l’être. Ce mécanisme s’il s’amplifie peut devenir un trouble psychologique pour les personnes atteintes d’hypersensibilité́.

Les neurosciences ont découvert que les neurones miroirs ont une activité́ similaire lorsqu’une personne réalise une action que lorsque qu’une autre personne l’observe. Ce phénomène se reproduisait même lorsqu’un individu imaginait une action. Les découvertes sur ces neurones miroirs ont poussés certains spécialistes à les appeler vulgairement neurones empathiques ou neurones de Gandhi.

Les périodes les plus favorables à cela sont les moments lors desquels nous sommes les plus sensibles comme la dépression ou le malheur et les états hypnagogiques et hypnopompiques (phases de transition du sommeil éveillé́ où votre corps est encore sous les effets de la glycine qui inhibe vos motoneurones spinaux grâce à vos neurotransmetteurs, visant à l’atonie musculaire pour nous empêcher d’agir physiquement comme nous le faisons parallèlement dans nos rêves ; lorsque cela devient un trouble narcoleptique, on appelle ça la paralysie du sommeil). Lors de cette phase de transition, des hallucinations (dont les fameuses hallucinations cénesthésiques souvent en lien avec le syndrome de Cotard, trouble psychique faisant croire à des sensations physiques étranges, improbables ou à des malédictions intériorisés/personnelles en tous genre) sont à prévoir puisque notre cerveau est à la fois éveillé́ et encore dans le processus des rêves, d’autant plus que l’effroi provoqué par les sensations conjointes à la paralysie du sommeil, génère un état de grande anxiété́ affectant notre perception de la réalité́ par la production spontanée de Diméthyltryptamine endocrine (DMT = substance stupéfiante que l’on retrouve dans l’Ayahuasca, le breuvage hallucinogène qu’utilisent les chamanes depuis les années 1970 pour faire vivre des expériences aux occidentaux en quête de pseudo-spiritualité́) par l’épiphyse (glande pinéale), ce qui peut provoquer de la paramnésie (ou confabulation, trouble de la mémoire se manifestant comme une fabulation compensatrice de vides amnésiques concernant surtout le présent et le passé récent).

Dans ce contexte, une augmentation naturelle de l’énergie se produit inconsciemment dans le but de se défendre ; or la charge de l’effroi n’étant pas « positive » celle-ci entraînera une densification de l’énergie. Cette nouvelle quantité́ d’énergie est un repas de luxe extrêmement appétissant pour une entité́ vampire énergétique.

Nous voyons bien ici un mécanisme bien plus rationnel que l’idée qu’une entité́ se retrouve munie d’un pénis ou d’un vagin pour vous violer.


Qu’est-ce que l’auto-envoûtement ?

Ce dernier est l’impact provenant d’un trouble et d’informations choquantes que le cerveau gère mal. La nature du traumatisme est polyfactorielle : image fortement imprégnée de sens négatif, violence, end